Revue de Presse

Annales Françaises de Médecine d’Urgence. 2018.

Le syndrome postgarde de nuit chez les médecins urgentistes.

  1. Fasula, et al. CHU Nîmes. cyrielle.fasula@gmail.com

Partant du constat que de nombreux urgentistes souffrent d’une privation de sommeil en lendemain de garde, les auteurs ont souhaité objectiver cette donnée. Ils ont conduit une étude prospective auprès des urgentistes du Gard et de l’Hérault. Il en ressort que le syndrome postgarde de nuit comprend des symptômes somatiques, tels que fatigue, douleurs diffuses, gastralgies, céphalées. S’y ajoutent des symptômes comportementaux, avec achats inconsidérés, cynisme, actes inachevés, engagements excessifs.. Sont notés aussi des troubles de l’humeur à type d’irritabilité, anxiété, intolérance. Les gardes de SMUR et de traumatologie semblent associées à un syndrome postgarde de nuit moins marqué que les gardes des filières médico-chirurgicales.

Intoxication aiguë au dioxyde de carbone.

P.-N. Carron, et al. Université de Liège.

A propos de quelques cas cliniques, les auteurs rappellent que l’intoxication au CO2, moins connue et plus rare que l’intoxication au CO, doit rester présente à l’esprit des urgentistes. Physiologiquement, le CO2 est un produit du métabolisme cellulaire. Sa solubilité est 30 fois supérieure à celle de l’O2. L’utilisation professionnelle de CO2 est fréquente dans la production agro-alimentaire. Il sert d’accélérateur de croissance dans les serres maraichères, d’agent d’extinction sur les sites à risque d’incendie, de composant de réfrigération, et de carbonisation des eaux gazeuses. Volcans, grottes et cavernes peuvent être source d’accidents par haute concentration de ce gaz. Les symptômes cliniques sont dose dépendants : augmentation de la fréquence et du débit cardiaque, augmentation du débit sanguin cérébral, avec risque de convulsions, augmentation de la fréquence respiratoire et du volume courant. En urgence, l’aération des lieux et l’extraction de la victime sont prioritaires. L’administration d’O2 à haute concentration est recommandée, sans qu’un réel consensus soit établi. Un passage au caisson hyperbare semble favoriser un rétablissement rapide de la fonction enzymatique, mais n’a pas d’avantage sur la PaO2 ou la PCO2, par rapport à l’oxygénothérapie hypobare.

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