Diagnostics d’Urgence

Plus de 80 % des SMURs et services d’urgences équipés d’échographes

Par le Dr Isabelle Catala, pour MEDSCAPE

Alors qu’en 2011, seuls 52 % des services d’urgences et 9 % des SMURs étaient équipés d’au moins un appareil d’échographie, en 2016, ces chiffres sont passés à respectivement 82 % et 86 %, selon les résultats d’une étude menée sur 170 SAU et 145 SAMUs et publiée dans Anaesth Crit Care Pain Med. Si l’échographie est devenue un outil indispensable pour les urgences pré-hospitalières et hospitalières, en revanche, la formation des urgentistes reste perfectible.

Des indications de plus en plus nombreuses

Pour le Collège Américain des Urgentistes, « l’échographie permet d’obtenir des informations cliniques complémentaires à l’examen clinique, la palpation et l’auscultation. C’est un moyen diagnostic à part et non un simple complément à l’examen clinique. Depuis la validation de l’intérêt de l’échographie selon le protocole FAST aux urgences (Focused Assessment with Sonography for Trauma, examen standardisé en quelques points), cet examen est utilisé dans différentes indications urgentes : pathologies cardio-vasculaires (tamponnade, insuffisance cardiaque, OAP), pulmonaires (pneumothorax, pneumopathies…), diagnostic d’une grossesse, d’un anévrysme de l’aorte abdominale, d’une thrombose veineuse profonde, d’une pathologie des voies biliaires ou urinaires ou neurologique (doppler trans-crânien).

En pré-hospitalier, l’échographie trouve sa place chez les polytraumatisés, en cas de dyspnée, de douleur thoracique, de douleur abdominale et elle peut être utilisée pour le guidage de certains gestes invasifs.

 

En 2016, la SFMU a publié des recommandations nationales sur l’échographie aux urgences.

Une nette augmentation de l’équipement 

Mais pour autant, les services d’urgence hospitalière et pré-hospitalière sont-ils équipés de cet outil diagnostic ? C’est ce que l’on peut déduire de l’étude coordonnée par le Pr Jean-Emmanuel de la Coussaye (Montpellier) entre mai et juillet 2016, avec l’envoi de mails aux servies d’urgences et SMURs recensés par Samu-Urgence de France. Au total, 328 d’entre eux ont répondu (84 %). Le panel de SAU était composé de 26 % d’urgences avec moins de 16 00 passages annuels, 25 % avec 16 000 à 26 000 passages, 25 % avec 26 000 à 40 000 passages et 23 % avec plus de 40 000 passages.

Seize pour-cent des SMURs répondants effectuaient moins de 500 interventions par an, 38 % de 500 à 1 500 interventions, et 40 % plus de 1 500.

L’échographe est encore peu utilisé

Les services répondants ont précisé que l’échographe était utilisé au moins 3 fois par jour pour 42 % des SAU et pour 19 % des SMURs.

Pour les auteurs, « ces chiffres sont à mettre en lien avec le niveau de formation des urgentistes ». D’ailleurs à la question de la formation, 80 % des SAU et 83 % des SAMUs répondent qu’au moins un médecin a suivi une formation universitaire d’échographie. Par ailleurs, dans 44 % des SAU et 76 % des SAMUs, certains urgentistes avaient suivi des formations courtes à l’échographie.

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