Cas clinique présenté à l’EUSEM 2018.

eusem

Réanimation cardiaque prolongée avec succès, après mise en place d’un tube de Boussignac et d’un LucasÒ.

Heringhaus, C. ; Sneep, R.. Leiden Medical University. The Netherlands.

Le cas

Un matin, un homme de 47 ans est trouvé inconscient par un ami. Il est assis et effondré à la table de son camping-car, devant une fenêtre ouverte. Des policiers viennent le prendre en charge, et il fait, à ce moment là, un arrêt cardiaque.  Des gestes classiques de RCP sont immédiatement entrepris. Un défibrillateur automatisé externe réalise plusieurs chocs. Les services médicaux d’urgences, sitôt arrivés mettent en place un tube RCP de Boussignac ainsi qu’un dispositif LucasÒde compressions thoraciques automatisées.

A l’arrivée aux urgences, le patient est toujours en arrêt circulatoire. Ses pupilles sont dilatées et a-réactives. La température centrale est à 27 °C. L’ECG montre une alternance de FV et d’activité électrique sans pouls.

Le bilan sanguin réalisé une heure après l’arrêt montre un pH à 6, 59, des bicarbonates à 15,5 mmol/L, un glucose à 31 mmol/L, et un potassium à 3,2 mmol/L. Les chirurgiens thoraciques récusent la mise en train d’une circulation extra-corporelle.

Le patient, toujours sous LucasÒet tube RCP de Boussignac, est doucement réchauffé par des couvertures, des perfusions et une irrigation de la vessie.

Après 4 heures de RCP, et alors que la température centrale atteint 28,7°C, le patient retrouve une circulation spontanée. Transféré aux soins intensifs, il quittera l’hôpital sans séquelles neurologiques.

 

tube

Tube RCP Boussignac, avec ses canicules au sein de la paroi du tube. La valve virtuelle est à l’extrémité discale du tube

Les commentaires

Le concept de « compressions thoraciques continues » a été validé par les dernières recommandations internationales. Elles ont rajouté que l’utilisation d’un tube RCP de Boussignac était admise. Seul le manque de données cliniques en empêche une recommandation plus forte. Ce cas, se rajoutant à d’autres, devrait permettre une utilisation généraliser de ce dispositif d’oxygénation continue. Grâce à la valve virtuelle générée par le flux des gaz, et offrant une résistance à la libre circulation de l’air aux niveau des voies aériennes, la capacité résiduelle fonctionnelle des poumons du patient est préservée lors des compressions-décompressions thoraciques, le retour veineux est amélioré et la circulation vasculaire cérébrale maintenue.

Le dispositif b-card reprend les principes de fonctionnement du tube,. Il peut être utilisé via un masque facial, et présente l’avantage de pouvoir être utilisé par les premiers intervenants du secours.

b card

b-card Boussignac-Vygon

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