SAN DIEGO 2018

Le meilleur du Congrès 2018 NAEMSP

National Association Emergency Medical Service Physicians

San Diego. Janvier 2018.

 

Intérêt d’une gestion avancée précoce des voies aériennes lors d’un arrêt cardiaque.

Justin Benoit, et al. Cincinnati.

Les auteurs ont évalués 7547 dossiers d’arrêts cardiaques extra hospitaliers. En ce qui concerne les rythmes choquables, la mise en place d’une sonde d’intubation ou d’un dispositif supra-glottique est liée à une probabilité de RACS de 59%, 55%, 51%, 45%, 39% et 33% selon que le délai de mise en place est de 5, 10, 15, 20, 25 et 30 minutes.

 

NSTEMI : Une épidémie oubliée

James M. Nania. MD Spokane County

Plus de 780 000 syndromes coronariens aigus chaque année aux USA. Les symptômes sont souvent vagues (1/3 souvent sans douleur), la sensitivité de l’ECG n’est pas parfaite, et les troponines sensibles demandent un délai de 6 à 8h.

Existe t-il un meilleur score que le TIMI ?

Patients à risque : Si 4 ou plus des signes suivants

Age> 55

Plus de 3 items : antécédent familial, hypertension, cholestérol élevé, diabète, fumeur.

Prise d’aspirine dans les 7 jours.

Syndrome angineux dans les 24h.

Déviation de ST> 0, 5 mm.

Pas d’élévation de ST : Que faire ?

Un ECG à 80 dérivations (sensitivité double de celle d’un ECG 12 dérivations) .

Une interprétation de l’ECG assistée par ordinateur (Recommandation IIb de l’AHA).

Evoquer le diagnostic dés l’ambulance.

 

Erreurs en médecine d’urgence

Bjorn Peterson, MD St Paul. Minnesota

Aux USA, les erreurs médicales représentent la 3ème cause de décès après les maladies cardiaques et les cancers. Elles sont responsables de 251 000 décès par an, soit 700 par jour. Environ 9% des paramedics déclarent anonymement une erreur dans les médicaments au cours des douze dernier mois. Pour les réduire, les intervenants doivent s’astreindre à suivre des « protocoles de contrôle » dans l’utilisation de chaque médicament.

 

 

Relation entre les taux de survie des arrêts cardiaques et les taux de décision d’arrêt de réanimation.

John Summers, et al. Geisinger Health System

En analysant les données de 70 services préhospitaliers, les auteurs avancent que ce sont ceux qui ont le taux le plus élevé de décision d’arrêt des manœuvres de réanimation, qui ont aussi le taux le plus élevé de survie. Pour eux, ce sont les mêmes équipes qui pratiquent peu les techniques de « scoop and run ».

 

 

Taux de suicides chez les intervenants du préhospitalier.

Bentley Bobrow, et al. Arizona.

En Arizona, le taux de suicide parmi la population d’EMS est de 5,2% versus 2,2% dans la population générale. Ce constat doit inciter le corps médical a plus de vigilance pour ses équipes.

 

Anti-arythmiques et arrêt cardiaque extrahospitalier.

Sheldon Cheskes, et al. Toronto. Aprés une méta-ana lyse incluant 4 464 patients, les auteurs avancent que seules l’amiodarone et la lidocaïne sont associées à une amélioration du taux de survie à l’arrivée à l’hôpital.

 

Mass shooting

Morgan Marshall, et al. Mayo Clinic.

Sur deux ans, 608 évènements impliquant plusieurs blessés par balle ont été comptabilisés. Une moyenne de 5, 8 victimes sont à déplorer. Malgré le fait que la majorité des plaies concernent des membres, l’utilisation d’un garrot fait défaut dans 15% des cas.

 

Arrêt cardiaque : IV versus IO.

Colby Redfield, et al. Leon County.

Comparant les dossiers de 361 patients ayant bénéficié d’un accès IV lors d’un arrêt cardiaque, à ceux de 360 ayant eu un accès IO, les auteurs constatent un RACS dans 41% pour les premiers versus 22% pour les seconds.

 

Stop the bleed

Derek Brown, et al. Military EMS.

Sur un panel de 218 sujets pris dans la population, la majorité s’est déclarée volontaire pour utiliser un garrot, si nécessaire. Une très courte formation suffit à rendre ces personnes efficaces.

 

Mortalité des trauma crâniens sévères et association « hypoxie et hypotension »

Bentley Bobrow, et al. Arizona.

La profondeur et la durée du syndrome « hypoxie-hypotension » influence de façon complexe, mais réelle, la survie des traumatismes chez 8000 patients adultes. crâniens. Cela apparaît clairement dans les résultats de l’Etude EPIC, qui a enrôlé plus de 6 000 patients.

 

Evaluation de la longueur d’aiguille de thoracostomie adaptée à l’enfant par tomographie.

Maria Mandt, et al. Colorado.

Au total, 225 tomographies de thorax d’enfants, d’une moyenne d’âge de 5 ans, ont été effectuées. L’épaisseur de la paroi thoracique varie peu, à cet âge, selon l’emplacement. Une aiguille de 5 cm a deux fois cette épaisseur.

 

Confirmation de la sûreté et de la faisabilité d’une RCP en soulevant la partie supérieure du thorax.

Paul Pepe, et al. Texas.

Abaisser la pression intracrânienne et améliorer la pression de perfusion est axe de recherche important pour l’amélioration de la survie des arrêts cardiaques. Les auteurs ont testé la mise en proclive de 20° du thorax pendant une RCP chez 800 patients adultes. Cette technique, facile à mettre en place, augmenterait la qualité neurologique des survivants.

 

 

Arrêt cardiaque non traumatique chez l’enfant

Plus de 5000 enfants en sont victimes aux USA chaque année. Le taux de survie ne dépasse pas les 10% et une détresse respiratoire est le plus souvent la cause.

Les progrès dépendent de la rapidité des secours pour libérer les voies aériennes, défibriller éventuellement, et rétablir une ventilation efficace. Le principe d’intervention type « scoop and run » doit être oublié.

Il faut souligner que l’intubation trachéale n’est pas corrélée à une augmentation de la survie. L’épinéphrine doit être prescrite précocement et les intervalles entre deux injections doivent être allongés.

 

Identifier en préhospitalier un enfant qui a besoin des ressources d’un « Trauma Center ».

Echelle de Glascow >-13, pression artérielle systolique <90, rythme respiratoire <10 ou > 29 (<20 pour un enfant <1 an).

 

 

Equiper les taxis de défibrillateurs automatisés.

Alexander White, et al. Singapour.

La ville de Singapour et ses 5, 5 millions d’habitants bénéficie de 3 300 taxis. Au total, 155 chauffeurs ont été formés à la RCP avec défibrillation. Une application téléphonique permet de les alerter lorsqu’ils sont dans un rayon de 1, 5 km d’un appel pour arrêt cardiaque. En 2 ans, 2400 activations de cette application ont été effectuées pour au final105 interventions, qui ont permis une RCP précoce, avant l’arrivée des secours officiels. Le délai d’intervention a été de 6 minutes.

 

Echographie et arrêt cardiaque pré-hospitalier.

Christian Martin-Gill, et al. Pittsburg.

Des médecins ont été formés à l’utilisation d’un échographe ultra portable (iViz. Sonosite). La mise en pratique a été réalisée 56 fois, sans que soit interrompue la RCP. La vérification de la mobilité des parois cardiaques a été le principal intérêt de ce travail expérimental.

 

Epinéphrine et arrêt cardiaque.

James Hehl, et al. Cumberland.

Sur 134 arrêts cardiaques, les auteurs déterminent que l’utilisation d’une dose d’épinéphrine augmente de 18% le retour à une activité circulatoire spontanée. Cette évaluation est faite versus le même nombre de patients sans épinéphrine.

 

Existe t-il une relation entre le taux initial de glucose et le retour à une activité circulatoire spontanée ?

Caitlin Howard, et al. USA Army.

Après analyse de 620 dossiers, les auteurs avancent qu’il n’existe pas de relation signification entre le taux de glucose initial et un RACS.

 

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